15.06.2018

Des conséquences psychiques de l‘avortement

Des femmes qui ont un avortement dans leur passé vécu souffrent sous de nombreuses conséquences – un constat qui ne doit pas surprendre mais qui est bien trop peu abordé. Diverses études d’innombrables expériences de spécialistes médicaux confirment que l’avortement augmente le taux d’apparition de problèmes psychiques. On voit en plus que des femmes supportent l’accouchement d’une grossesse non-désirée mieux qu’un avortement. Cela sont les résultats de la méta-étude la plus globale des dernières années au sujet des conséquences de l’avortement.

La probabilité de souffrir psychiquement est augmentée de 81 pourcent chez des femmes après des avortements. La plus grande méta-étude au sujet des conséquences de l’avortement, publiée en 2011 par le Britain’s Royal College of Psychiatrists, démontre ce constat. La plus grande augmentation est constatée au niveau du comportement suicidaire et de l’abus des drogues.

La méta-analyse examine et combine les résultats de 22 études publiées entre 1995 et 2009 et contient des dates de 877'181 femmes provenant de six pays. Toutes les 22 études examinées démontrent des taux élevés de problèmes psychiques en relation avec l’avortement pour au moins un symptôme, et beaucoup pour plus d’un seul symptôme. Des femmes avec un avortement dans leur vécu démontrent un taux élevé de troubles anxieux (34 pourcent de plus), de dépression (37 pourcent de plus), d’abus d’alcool grave (110 pourcent de plus), consommation de la marijuana (230 pourcent de plus) et de comportement suicidaire (155 pourcent de plus).

L’étude a démontré en plus que des femmes qui ont vécu une grossesse non-désirée ont bien plus rarement des problèmes psychiques que des femmes dans des situations similaires qui ont interrompu des grossesses non-désirées. Des femmes qui ont vécu un avortement développent des problèmes psychiques avec une probabilité élevée de 55 pourcent que des femmes qui ont vécu une grossesse non-désirée et ne l’ont pas interrompue.

La méta-analyse a été menée par Dr. Priscilla Coleman, une chercheuse en psychologie de la Bowling Green State University dans l’Ohio. Coleman a publié le plus au sujet de la relation entre l’avortement et la santé psychique. Une estimation statistique du risque global de la population a montré que jusqu’à 10 pourcent des problèmes psychiques de femmes sont des conséquences d’un avortement.

Le Dr. David Reardon, qui a lui-même publié plus d’une douzaine d’études sur les conséquences de l’avortement sur les femmes et qui est directeur de l’institut Elliot (Springfield), souligne que la publication de cette méta-étude quantitative était plus qu’urgent : « Ceci est la première comparaison objective de toutes les études importantes », dit-il. « Les tableaux montrent une consistance remarquable dans le développement des résultats quand on met les résultats de toutes ces études diverses de manière standardisée l’un à côté de l’autre. Malgré les différences dans le dessin des études qui ont des points forts et des faiblesses diverses, toutes les études indiquent de manière conséquente la même direction. »

L’étude entière est consultable sous:
https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/E8D556AAE1C1D2F0F8B060B28BEE6C3D/S0007125000256353a.pdf/abortion_and_mental_health_quantitative_synthesis_and_analysis_of_research_published_19952009.pdf

 

Une vidéo qui explique et résume l’étude (en anglais) se trouve sous:

https://youtu.be/QyVRC34vfyw